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Comment choisir son four à pizza professionnel ?

Le four est souvent considéré comme le cœur d’une pizzeria. Il influence directement la cuisson, la régularité des pizzas, la cadence de production et le confort de travail pendant les services.

Pourtant, beaucoup de porteurs de projet commencent leur recherche en demandant simplement :

« Quel est le meilleur four à pizza professionnel ? »

Il n’existe pas un four meilleur que tous les autres. Il existe surtout un four plus ou moins adapté à votre façon de travailler.

Un four peut être excellent pour une pizzeria produisant des pizzas napolitaines à très haute température, mais beaucoup moins adapté à un établissement proposant des pizzas plus larges, des cuissons plus longues ou plusieurs produits différents.

Au cours de mon expérience dans la vente de matériel professionnel, j’ai souvent rencontré des personnes séduites par un modèle, une marque ou un design avant même d’avoir défini leurs besoins réels.

Or, le choix d’un four doit reposer sur plusieurs éléments :

  • le type de pizza proposé ;
  • la température de cuisson ;
  • la durée de cuisson ;
  • le diamètre des pizzas ;
  • le nombre de pizzas à produire ;
  • l’intensité des services ;
  • l’énergie disponible ;
  • les contraintes du local ;
  • l’organisation de l’équipe ;
  • le budget consacré au four et à son installation.

Un four professionnel ne doit donc pas être choisi uniquement selon son prix, son apparence ou le nombre théorique de pizzas annoncé par le fabricant.

Commencez par définir le type de pizza que vous souhaitez cuire

Toutes les pizzas ne se cuisent pas de la même manière.

Avant de comparer les fours, vous devez définir aussi précisément que possible :

  • le style de pizza ;
  • le poids des pâtons ;
  • le diamètre final ;
  • l’épaisseur de la pâte ;
  • la quantité de garniture ;
  • la température recherchée ;
  • le temps de cuisson souhaité ;
  • le résultat attendu sous la pizza et sur la garniture.

Une pizza fine et peu garnie ne demandera pas les mêmes réglages qu’une pizza épaisse, très hydratée ou fortement garnie.

Il faut notamment tenir compte de la capacité du four à transmettre la chaleur :

  • par la sole ;
  • par la voûte ;
  • par rayonnement ;
  • par convection selon les modèles ;
  • de manière régulière pendant plusieurs cuissons successives.

Choisir entre un four électrique, à gaz ou à bois

L’énergie utilisée influence le fonctionnement du four, son installation et son utilisation quotidienne.

Les trois grandes familles sont :

  • le four électrique ;
  • le four à gaz ;
  • le four à bois.

Certains modèles peuvent également associer plusieurs énergies.

Le four électrique

Le four électrique est très répandu dans les pizzerias professionnelles.

Il permet généralement :

  • un réglage précis de la température ;
  • un contrôle indépendant de la sole et de la voûte sur de nombreux modèles ;
  • une bonne régularité ;
  • une utilisation relativement simple ;
  • une programmation des cuissons ;
  • une installation possible dans de nombreux types d’établissements.

Selon les modèles, il peut être équipé :

  • de commandes mécaniques ;
  • d’un écran numérique ;
  • de programmes enregistrables ;
  • d’une gestion indépendante des résistances ;
  • de plusieurs chambres superposées ;
  • d’un système de récupération de chaleur ;
  • d’une sole fixe ou rotative.

Il faut toutefois vérifier que la puissance électrique disponible dans le local est suffisante.

Un four professionnel peut demander une puissance importante. Il ne suffit pas de disposer d’une prise électrique à proximité.

Le four à gaz

Le four à gaz peut offrir une montée en température rapide et une puissance intéressante pour les services soutenus.

Il nécessite toutefois :

  • une arrivée de gaz adaptée ou une solution d’alimentation autorisée ;
  • une installation réalisée par un professionnel compétent ;
  • une ventilation appropriée ;
  • le respect des règles de sécurité applicables dans le pays concerné ;
  • un entretien régulier des brûleurs et des dispositifs de sécurité.

Selon les modèles, la répartition de la chaleur et les possibilités de réglage peuvent être différentes de celles d’un four électrique.

Le four à bois

Le four à bois apporte une identité visuelle forte et peut participer à l’expérience proposée aux clients.

Il demande cependant une véritable maîtrise.

Il faut savoir gérer :

  • l’allumage ;
  • la montée en température ;
  • la quantité de bois ;
  • le déplacement du feu ;
  • la température de la sole ;
  • les variations au cours du service ;
  • les cendres ;
  • le nettoyage ;
  • le stockage du combustible.

Son installation peut également être plus contraignante, notamment pour l’évacuation des fumées, le conduit et les règles de sécurité à respecter.

Il est également important de se renseigner sur la réglementation applicable dans le pays, la région ou la commune où se situe l’établissement.

L’utilisation d’un four à bois professionnel peut être soumise à des restrictions ou à des normes spécifiques, notamment concernant les émissions, l’évacuation des fumées ou les règles environnementales.

Dans certaines zones, son installation peut même être fortement limitée ou interdite.

Avant d’acheter un four à bois, il est donc recommandé de vérifier sa conformité avec la réglementation locale et les contraintes du local.

Déterminer la température réellement nécessaire

La température maximale annoncée par un fabricant attire souvent l’attention.

Pourtant, un four capable d’atteindre une température très élevée n’est pas forcément le meilleur choix pour toutes les pizzerias.

Posez-vous les questions suivantes :

  • À quelle température vais-je réellement cuire mes pizzas ?
  • Le four peut-il maintenir cette température pendant un gros service ?
  • Les réglages sont-ils suffisamment précis ?
  • La sole et la voûte peuvent-elles être réglées séparément ?
  • Le four récupère-t-il rapidement sa température après plusieurs fournées ?
  • La température est-elle homogène dans toute la chambre ?

Un four peut atteindre une température élevée à vide, puis perdre beaucoup de chaleur lorsque plusieurs pizzas froides sont enfournées successivement.

La capacité à remonter rapidement en température est donc aussi importante que la température maximale affichée.

Vérifier la puissance de chauffe

Deux fours de dimensions proches peuvent avoir des performances très différentes.

La puissance influence notamment :

  • la vitesse de montée en température ;
  • la récupération entre deux fournées ;
  • la régularité pendant les périodes chargées ;
  • la capacité à cuire des pizzas fortement garnies ;
  • la stabilité de la sole.

Un four insuffisamment puissant peut sembler fonctionner correctement pendant les premiers essais, puis rencontrer des difficultés au moment du véritable service.

Les signes les plus fréquents sont :

  • des temps de cuisson qui s’allongent ;
  • une sole qui refroidit ;
  • des pizzas moins colorées ;
  • une garniture cuite avant le dessous ;
  • une cuisson irrégulière entre le début et la fin du service.

À l’inverse, une grande puissance mal maîtrisée peut rendre les réglages plus délicats ou entraîner une consommation inutile si le four est largement surdimensionné.

Choisir la bonne capacité

La capacité du four est souvent présentée en nombre de pizzas.

Par exemple :

  • quatre pizzas ;
  • six pizzas ;
  • neuf pizzas ;
  • douze pizzas.

Ce chiffre doit être interprété avec prudence.

La capacité dépend du diamètre retenu par le fabricant. Un four annoncé pour six pizzas de 30 centimètres ne pourra pas forcément cuire six pizzas de 35 ou 40 centimètres.

Vous devez donc vérifier :

  • les dimensions intérieures exactes ;
  • le diamètre utilisé pour calculer la capacité ;
  • la place nécessaire entre les pizzas ;
  • l’espace permettant de les tourner ;
  • la facilité d’utilisation avec les pelles ;
  • la capacité réelle pendant un service.

Ne remplissez pas automatiquement toute la sole

Sur le papier, plusieurs pizzas peuvent tenir dans la chambre.

En pratique, le pizzaiolo doit encore pouvoir :

  • les enfourner ;
  • les déplacer ;
  • les surveiller ;
  • les tourner ;
  • les sortir sans abîmer les autres.

La capacité commerciale annoncée et la capacité confortable de travail ne sont donc pas toujours identiques.

Calculer la capacité selon votre rythme de production

Pour estimer le nombre de pizzas que le four peut produire, il faut prendre en compte :

  • le nombre de pizzas par fournée ;
  • le temps de cuisson ;
  • le temps d’enfournement ;
  • le temps de défournement ;
  • le temps nécessaire pour repositionner les pizzas ;
  • les éventuelles différences de cuisson ;
  • les ralentissements pendant le service.

Un calcul purement théorique pourrait être :

Capacité d’une fournée × nombre de fournées par heure

Mais ce calcul doit rester réaliste.

Par exemple, un four pouvant contenir six pizzas avec une cuisson de trois minutes ne produira pas nécessairement 120 pizzas par heure.

Il faut intégrer :

  • le temps de chargement ;
  • la préparation des commandes ;
  • la manipulation des pizzas ;
  • les écarts entre les cuissons ;
  • la capacité réelle de l’équipe ;
  • les temps de récupération du four.

La production totale d’une pizzeria est toujours limitée par son maillon le plus lent.

Il peut s’agir du four, mais aussi de la préparation, de la garniture, de l’emballage ou de la prise de commande.

Une ou plusieurs chambres de cuisson ?

Les fours professionnels peuvent disposer :

  • d’une seule chambre ;
  • de deux chambres superposées ;
  • de trois chambres ou davantage sur certaines installations.

Les avantages de plusieurs chambres

Plusieurs chambres peuvent permettre :

  • d’augmenter la capacité ;
  • d’utiliser des températures différentes ;
  • de séparer certains produits ;
  • de n’allumer qu’une partie du four pendant les périodes calmes ;
  • d’adapter la production au niveau d’activité ;
  • de conserver une solution de secours en cas de panne sur une chambre.

Ce dernier point peut être particulièrement intéressant en pizzeria : si une chambre rencontre un problème technique, l’autre étage peut continuer à fonctionner, ce qui permet de maintenir au moins une partie de la production en attendant l’intervention du technicien.

Par exemple, une seule chambre peut être utilisée pendant les services calmes, tandis que la deuxième est allumée lors des soirées plus chargées.

Les limites

Plusieurs chambres demandent :

  • davantage de puissance ;
  • une installation adaptée ;
  • un investissement plus important ;
  • une bonne ergonomie.

La chambre supérieure ne doit pas être placée trop haut, au risque de rendre le travail inconfortable ou dangereux.

Vérifier la hauteur de la chambre

La hauteur intérieure influence la manière dont la chaleur agit sur la pizza.

Une chambre basse rapproche la pizza des résistances ou de la voûte. Elle peut permettre une cuisson rapide et intense, selon la conception du four.

Une chambre plus haute peut offrir davantage de polyvalence, notamment pour certains produits plus épais.

Mais une grande hauteur n’est pas automatiquement meilleure.

Le choix dépend :

  • du type de pizza ;
  • de la température ;
  • du temps de cuisson ;
  • de la quantité de garniture ;
  • des autres produits éventuellement cuits dans le four.

Il faut également vérifier la hauteur de la porte.

Une chambre spacieuse avec une ouverture trop basse peut limiter certains usages.

Observer la qualité et le type de sole

La sole joue un rôle essentiel dans la cuisson du dessous de la pizza.

Selon les fours, elle peut être composée :

  • de pierre réfractaire ;
  • de briques ;
  • d’inox ;
  • d’une surface fixe ;
  • d’une surface rotative.

La sole doit pouvoir :

  • accumuler suffisamment de chaleur ;
  • transmettre cette chaleur régulièrement ;
  • résister aux variations de température ;
  • récupérer après plusieurs pizzas ;
  • conserver une température homogène.

Une sole trop chaude peut brûler le dessous avant la fin de la cuisson.

Une sole trop froide peut donner une pizza pâle, molle ou insuffisamment développée.

La sole rotative

Une sole rotative fait tourner les pizzas pendant la cuisson.

Elle peut apporter :

  • davantage de régularité ;
  • moins de manipulations ;
  • un meilleur confort pendant les périodes chargées ;
  • une réduction du besoin de tourner manuellement chaque pizza.

Elle ne remplace toutefois pas entièrement la vigilance du pizzaiolo.

Il faut encore maîtriser :

  • la température ;
  • la vitesse de rotation ;
  • la position des pizzas ;
  • le temps de cuisson ;
  • la charge du four.

Vérifier le réglage de la sole et de la voûte

Sur de nombreux fours électriques, il est possible de régler séparément la puissance ou la température de la partie inférieure et de la partie supérieure.

Cette fonction permet d’équilibrer :

  • la cuisson du dessous ;
  • le développement de la corniche ;
  • la fonte des fromages ;
  • la cuisson des garnitures ;
  • la coloration générale.

Elle est particulièrement utile lorsque :

  • les pizzas sont très garnies ;
  • les temps de cuisson changent ;
  • plusieurs types de produits sont cuits ;
  • la sole perd de la chaleur pendant les services ;
  • la partie supérieure colore trop rapidement.

Les systèmes de réglage ne fonctionnent pas tous de la même manière.

Certains permettent de choisir une véritable puissance séparée, tandis que d’autres utilisent des niveaux ou des pourcentages.

Tenir compte de l’isolation

Une bonne isolation permet de conserver la chaleur à l’intérieur de la chambre.

Elle peut contribuer à :

  • limiter les pertes de chaleur ;
  • maintenir une température plus stable ;
  • réduire l’échauffement extérieur ;
  • améliorer le confort dans le laboratoire ;
  • éviter que le four sollicite constamment ses résistances ou son brûleur.

Deux fours présentant un aspect visuel similaire peuvent être construits très différemment.

Le niveau d’isolation, l’épaisseur des matériaux et la conception de la porte influencent directement les performances.

Il est donc préférable de ne pas comparer uniquement la taille extérieure, la température maximale et le prix.

Vérifier les dimensions extérieures

Avant de commander un four, vous devez connaître :

  • sa largeur ;
  • sa profondeur ;
  • sa hauteur ;
  • son poids ;
  • la position des raccordements ;
  • l’espace nécessaire pour la ventilation ;
  • la distance recommandée autour de l’appareil ;
  • les dimensions du support ;
  • les dimensions de la hotte éventuelle.

Il faut également vérifier tout le parcours de livraison :

  • largeur des portes ;
  • hauteur des passages ;
  • escaliers ;
  • couloirs ;
  • angles ;
  • ascenseurs ;
  • résistance du sol ;
  • possibilité d’utiliser un engin de manutention.

Un four qui entre sur le plan du laboratoire ne peut pas forcément être transporté jusqu’à son emplacement.

Contrôler la puissance disponible dans le local

Pour un four électrique, la puissance du local doit être vérifiée avant l’achat.

Vous devez notamment connaître :

  • la tension disponible ;
  • le type d’alimentation ;
  • la puissance totale souscrite ou accessible ;
  • la puissance déjà utilisée par les autres équipements ;
  • la section des câbles ;
  • les protections électriques nécessaires ;
  • la distance entre le tableau et le four.

Le four ne sera pas le seul équipement consommateur d’énergie.

Il faudra également alimenter, selon le projet :

  • le pétrin ;
  • les équipements frigorifiques ;
  • le lave-vaisselle ;
  • la ventilation ;
  • l’éclairage ;
  • les appareils de préparation ;
  • la climatisation éventuelle.

Faites valider l’installation par un électricien professionnel avant de signer définitivement la commande.

Prévoir la ventilation et l’évacuation de la chaleur

Même lorsqu’un four ne produit pas de fumée comme un four à bois, il dégage de la chaleur et des vapeurs.

L’environnement du four doit permettre :

  • l’évacuation de la chaleur ;
  • le renouvellement de l’air ;
  • le confort de l’équipe ;
  • la protection des équipements voisins ;
  • le respect des prescriptions du fabricant ;
  • le respect des règles applicables dans le pays concerné.

Un laboratoire mal ventilé peut rapidement devenir très difficile à supporter pendant un service.

La chaleur peut également perturber les équipements frigorifiques placés trop près du four.

Évitez notamment de coller le four contre :

  • une table réfrigérée ;
  • une armoire réfrigérée ;
  • un congélateur ;
  • un appareil sensible à la chaleur.

Choisir entre commandes mécaniques et écran numérique

Les commandes mécaniques sont généralement simples et rapides à comprendre.

Elles peuvent convenir aux personnes recherchant :

  • une utilisation directe ;
  • peu de menus ;
  • des réglages manuels ;
  • une prise en main rapide.

Les écrans numériques ou tactiles peuvent proposer :

  • l’enregistrement de programmes ;
  • des démarrages différés ;
  • des réglages précis ;
  • une gestion séparée des chambres ;
  • des fonctions d’économie d’énergie ;
  • des alertes ;
  • un suivi des températures ;
  • des cycles de nettoyage selon les modèles.

Le choix dépend de votre façon de travailler.

Un grand nombre de fonctions n’est utile que si elles sont réellement utilisées par l’équipe.

Examiner la consommation avec prudence

La puissance maximale indiquée sur la fiche technique ne correspond pas nécessairement à une consommation permanente.

Un four régule généralement son fonctionnement une fois la température atteinte.

La consommation réelle dépend :

  • de la température choisie ;
  • de la durée de préchauffage ;
  • du nombre d’heures d’utilisation ;
  • du nombre de chambres allumées ;
  • de l’isolation ;
  • de la fréquence d’ouverture ;
  • du volume de production ;
  • de la température du laboratoire ;
  • des fonctions de programmation.

Pour comparer plusieurs fours, demandez :

  • la puissance maximale ;
  • le temps de montée en température ;
  • les possibilités de programmation ;
  • la possibilité d’utiliser une seule chambre ;
  • les modes d’économie d’énergie ;
  • les conditions dans lesquelles les consommations annoncées ont été mesurées.

Un four moins puissant n’est pas automatiquement plus économique s’il doit fonctionner en permanence à pleine capacité pour maintenir sa température.

Penser au nettoyage

Le nettoyage du four doit être intégré à l’organisation quotidienne.

Vérifiez notamment :

  • l’accès à la chambre ;
  • la facilité pour brosser la sole ;
  • la présence de parties démontables ;
  • la récupération des résidus ;
  • la facilité de nettoyage de la façade ;
  • les recommandations du fabricant ;
  • l’existence éventuelle d’un programme de nettoyage.

Un four complexe à nettoyer risque d’être moins bien entretenu ou de demander beaucoup plus de temps après chaque service.

Il faut également vérifier les produits autorisés.

Certains matériaux ne supportent pas les produits agressifs ou une grande quantité d’eau.

Le matériel et les accessoires à prévoir avec le four

L’achat du four ne suffit pas.

Plusieurs équipements doivent être prévus pour pouvoir l’installer, l’utiliser et l’entretenir correctement.

Le support du four

Selon le modèle, il peut être nécessaire de prévoir :

  • un support renforcé ;
  • un piètement ;
  • un meuble adapté ;
  • une étuve ;
  • un socle fourni par le fabricant ;
  • des roulettes professionnelles avec freins.

Le support doit être conçu pour supporter le poids du four et résister à la chaleur.

La hotte ou le système d’extraction

Selon le type de four, son emplacement et les règles locales, il peut être nécessaire de prévoir :

  • une hotte ;
  • un conduit ;
  • un moteur d’extraction ;
  • une sortie adaptée.

L’ensemble doit être étudié avant l’achat du four.

Les pelles à pizza

Il faut généralement prévoir plusieurs types de pelles :

  • une pelle d’enfournement ;
  • une pelle ronde pour tourner les pizzas ;
  • une pelle de défournement selon l’organisation ;
  • des pelles de tailles adaptées aux diamètres proposés.

Une seule pelle peut devenir un véritable problème si elle tombe, se déforme ou doit être nettoyée pendant le service.

Le support pour les pelles

Les pelles ne doivent pas être posées n’importe où.

Prévoyez :

  • un support mural ;
  • un porte-pelles sur pied ;
  • un rangement suffisamment proche du four ;
  • un emplacement qui ne gêne pas la circulation.

La brosse pour la sole

Une brosse adaptée permet d’éliminer :

  • la farine brûlée ;
  • les résidus ;
  • les morceaux de garniture ;
  • les cendres dans certains fours.

Le modèle doit être compatible avec le matériau de la sole et les recommandations du fabricant.

Les gants et protections

Selon le four et les manipulations réalisées, prévoyez :

  • des gants résistants à la chaleur ;
  • des maniques professionnelles ;
  • des protections pour certaines opérations d’entretien ;
  • des vêtements adaptés.

La table de préparation à proximité

Le four doit être intégré dans une organisation cohérente.

Il faut généralement prévoir à proximité :

  • une table de préparation ;
  • un espace pour les pizzas prêtes à enfourner ;
  • un espace de sortie ;
  • un plan de découpe ;
  • une zone d’emballage ;
  • un emplacement pour les commandes.

Le matériel de découpe

Selon le type de service :

  • roulette à pizza ;
  • couteau ;
  • ciseaux professionnels ;
  • planche ou support de découpe ;
  • séparateurs ;
  • grilles éventuelles.

Le matériel de contrôle

Il peut être utile de disposer de :

  • thermomètre infrarouge pour contrôler la sole ;
  • thermomètre de contrôle indépendant ;
  • minuteur ;
  • fiches de réglage ;
  • carnet de suivi ;
  • système d’alerte selon les équipements.

Les raccordements

Selon le four, il faudra prévoir :

  • câble électrique adapté ;
  • protection électrique ;
  • prise ou raccordement direct ;
  • arrivée de gaz ;
  • détendeur éventuel ;
  • conduit ;
  • robinet de coupure ;
  • raccords conformes ;
  • intervention d’un professionnel compétent.

Le matériel de nettoyage

Prévoyez :

  • brosse adaptée ;
  • raclette ;
  • chiffons non abrasifs ;
  • produits autorisés ;
  • aspirateur à cendres pour certains fours ;
  • bac de récupération ;
  • matériel réservé au nettoyage du four.