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Une diviseuse-bouleuse est-elle indispensable dans une pizzeria ?*

Une diviseuse-bouleuse n’est pas indispensable pour ouvrir une pizzeria. De nombreux pizzaiolos travaillent encore entièrement à la main, notamment lorsque le volume de production reste raisonnable.

En revanche, dès que le nombre de pâtons augmente, cette machine peut devenir un véritable outil de productivité. Elle permet de diviser la pâte en portions régulières, puis de former les pâtons beaucoup plus rapidement qu’un travail entièrement manuel.

La bonne question n’est donc pas seulement :

« Ai-je besoin d’une diviseuse-bouleuse ? »

Mais plutôt :

« Combien de temps est-ce que je consacre chaque jour à la division et au boulage, et que pourrais-je faire de ce temps si la machine s’en chargeait ? »


À quoi sert une diviseuse-bouleuse ?

Après le pétrissage, la pâte doit être divisée en portions correspondant au poids souhaité pour chaque pizza.

Chaque portion doit ensuite être boulée afin d’obtenir un pâton suffisamment régulier, lisse et structuré.

Une diviseuse-bouleuse permet d’effectuer ces deux opérations :

  1. elle divise une masse de pâte en portions de poids relativement régulier ;
  2. elle forme ensuite les portions en pâtons.

Selon les modèles, ces opérations peuvent être réalisées automatiquement, semi-automatiquement ou en deux étapes distinctes.


Quelle différence entre une diviseuse, une bouleuse et une diviseuse-bouleuse ?

La diviseuse

La diviseuse coupe une masse de pâte en plusieurs portions.

Elle permet surtout de gagner du temps sur la pesée et la découpe manuelle.

Les portions devront ensuite être boulées à la main ou à l’aide d’une bouleuse séparée.

La bouleuse

La bouleuse reçoit des portions déjà divisées et leur donne une forme plus régulière.

Elle peut être intéressante lorsqu’une pizzeria possède déjà une méthode rapide de division, mais souhaite réduire le temps consacré au boulage.

La diviseuse-bouleuse

La diviseuse-bouleuse réunit les deux fonctions.

Elle permet de partir d’une masse de pâte pour obtenir plusieurs pâtons formés en un même cycle ou à travers une succession d’opérations automatisées.

C’est généralement la solution la plus complète, mais aussi la plus coûteuse.


Dans quels cas peut-on facilement s’en passer ?

Une diviseuse-bouleuse n’est pas forcément prioritaire lorsque :

  • vous produisez peu de pâtons ;
  • vous travaillez seul avec une petite carte ;
  • vous disposez de suffisamment de temps pour préparer la production ;
  • la division et le boulage ne créent pas de retard ;
  • vous maîtrisez déjà très bien ces gestes manuellement ;
  • l’investissement serait disproportionné par rapport au volume produit.

Pour une petite production quotidienne, une balance, un coupe-pâte et une bonne organisation peuvent parfaitement suffire.

Le travail manuel offre également une grande souplesse. Vous pouvez modifier facilement le poids des pâtons et ajuster la production sans dépendre des plages de fonctionnement d’une machine.


À partir de quel volume devient-elle intéressante ?

Il n’existe pas un nombre universel de pâtons à partir duquel la machine devient obligatoire.

Son intérêt dépend notamment :

  • du nombre de pâtons produits chaque jour ;
  • du nombre de jours de production ;
  • du temps consacré à la division et au boulage ;
  • du nombre de personnes disponibles ;
  • de la régularité recherchée ;
  • de la difficulté physique du travail ;
  • du coût de la main-d’œuvre ;
  • de la place disponible dans le laboratoire.

Produire 80 pâtons une fois par semaine n’a pas le même impact que produire 300 pâtons tous les jours.

Pour évaluer l’intérêt de la machine, chronométrez une production complète :

  • pesée de la masse de pâte ;
  • division ;
  • contrôle du poids ;
  • boulage ;
  • rangement dans les bacs ;
  • nettoyage du poste.

Additionnez ensuite ce temps sur une semaine et sur un mois.

Vous pourrez alors comparer le prix de la machine au nombre d’heures qu’elle pourrait vous faire économiser.


Un gain de temps considérable

La division et le boulage paraissent simples, mais deviennent rapidement chronophages lorsque les quantités augmentent.

Une diviseuse-bouleuse peut permettre de :

  • préparer plusieurs dizaines de pâtons en quelques cycles ;
  • réduire fortement les pesées individuelles ;
  • accélérer la mise en place ;
  • libérer un salarié pour une autre tâche ;
  • commencer la production plus tard ;
  • terminer la préparation plus tôt ;
  • augmenter le volume sans augmenter proportionnellement le temps de travail.

Ce gain de temps peut devenir particulièrement important lorsque la pizzeria produit chaque jour plusieurs centaines de pâtons.

Dans certains cas, la machine peut éviter d’avoir besoin d’une personne supplémentaire uniquement pour accompagner l’augmentation de la production.

Elle ne remplace pas automatiquement un salarié dans l’ensemble de ses fonctions, mais elle peut supprimer une grande partie d’une tâche répétitive.


Un intérêt particulier lorsque vous travaillez seul

Lorsqu’une seule personne doit gérer la pâte, les préparations, le service et le nettoyage, chaque heure économisée compte.

Une diviseuse-bouleuse peut permettre de réduire fortement la durée de préparation et de consacrer ce temps :

  • aux autres préparations ;
  • à l’organisation du service ;
  • à la gestion de l’établissement ;
  • au repos ;
  • à la vie personnelle et familiale.

Il ne faut donc pas seulement calculer la rentabilité en nombre de pizzas produites.

Le confort de travail et le temps rendu au pizzaiolo ont également une valeur.


Une meilleure régularité des pâtons

La machine permet généralement d’obtenir des portions plus régulières qu’un travail manuel réalisé rapidement.

Cette régularité peut améliorer :

  • le diamètre final des pizzas ;
  • l’épaisseur ;
  • le temps de cuisson ;
  • le calcul des quantités ;
  • le coût de revient ;
  • la présentation ;
  • la constance entre plusieurs opérateurs.

Un écart de quelques grammes paraît faible sur un seul pâton. Répété sur plusieurs milliers de pizzas, il peut représenter une quantité importante de pâte.

La régularité simplifie également le travail de l’équipe, puisque les pâtons se comportent de manière plus similaire.


Une réduction de la fatigue physique

La division et le boulage manuels demandent des gestes répétitifs.

Lorsque la production est importante, ces gestes peuvent provoquer :

  • de la fatigue dans les mains ;
  • des douleurs aux poignets ;
  • des tensions dans les bras ;
  • des douleurs aux épaules ;
  • une perte de rapidité en fin de production.

Une diviseuse-bouleuse permet de réduire cette répétition et de préserver davantage le pizzaiolo ou les salariés.

Cet avantage devient particulièrement important lorsque la production est réalisée tous les jours pendant plusieurs années.


La machine possède aussi des limites

Une diviseuse-bouleuse ne produit pas automatiquement de beaux pâtons avec n’importe quelle pâte.

La pâte doit être compatible avec :

  • le fonctionnement de la machine ;
  • les plages de poids prévues ;
  • la pression exercée ;
  • le système de division ;
  • le système de boulage ;
  • le temps de repos ;
  • l’hydratation ;
  • la température.

Comme pour une formeuse, il faut parfois adapter légèrement sa méthode de travail à la machine.

La machine ne s’adaptera pas toujours entièrement à votre pâte. Votre pâte et votre organisation devront aussi s’adapter à son fonctionnement.


Le taux d’hydratation doit être vérifié

Certaines machines travaillent facilement des pâtes classiques, mais rencontrent davantage de difficultés avec :

  • des pâtes très hydratées ;
  • des pâtes très collantes ;
  • des pâtes trop chaudes ;
  • des pâtes trop fermentées ;
  • des pâtes très fermes ;
  • des pâtes contenant beaucoup d’huile.

Avant l’achat, indiquez précisément au fournisseur :

  • votre type de farine ;
  • votre taux d’hydratation ;
  • la température de la pâte ;
  • le poids des pâtons ;
  • votre méthode de fermentation ;
  • le nombre de pâtons produit par cycle.

Le poids des pâtons est déterminant

Chaque diviseuse-bouleuse fonctionne dans une plage de poids définie.

Une machine peut, par exemple, être adaptée à des pâtons compris entre certaines valeurs, mais ne pas convenir à un poids inférieur ou supérieur.

Avant de choisir, vérifiez :

  • le poids minimal ;
  • le poids maximal ;
  • le nombre de portions produites par cycle ;
  • les éventuels plateaux ou grilles nécessaires ;
  • la précision réelle de la division ;
  • la possibilité de changer de plage de poids.

Certaines machines demandent un plateau de division différent selon le poids ou le nombre de pâtons souhaités.

Il est donc essentiel de déterminer précisément les poids que vous utiliserez avant la commande.


Les plateaux ou grilles de division

Sur certains modèles, la masse de pâte est placée dans un plateau ou une cuve avant d’être divisée en plusieurs portions.

Le nombre de pâtons et leur poids dépendent alors :

  • du plateau utilisé ;
  • de la quantité totale de pâte introduite ;
  • de la plage prévue par la machine.

Par exemple, une machine peut produire un certain nombre de portions par cycle, mais nécessite un autre plateau pour obtenir un poids différent.

Avant l’achat, demandez :

  • combien de plateaux sont fournis ;
  • quelles plages de poids ils permettent ;
  • le prix des plateaux supplémentaires ;
  • leur délai de disponibilité ;
  • leur facilité de nettoyage ;
  • leur rangement.

Un plateau supplémentaire peut représenter un coût important. Il doit être inclus dans le calcul de l’investissement.


Machine manuelle, semi-automatique ou automatique

La diviseuse-bouleuse manuelle

L’utilisateur effectue une partie des mouvements ou des réglages.

Avantages

  • Prix généralement plus accessible.
  • Construction relativement simple.
  • Entretien souvent moins complexe.
  • Adaptée à une production intermédiaire.

Limites

  • Demande davantage d’intervention.
  • Gain de temps moins important.
  • Effort physique encore présent sur certaines étapes.

La diviseuse-bouleuse semi-automatique

Certaines étapes sont motorisées, tandis que l’opérateur reste responsable du chargement, des réglages ou de certaines manipulations.

Elle offre souvent un bon compromis entre investissement et productivité.

La diviseuse-bouleuse automatique

La machine automatise une grande partie du cycle.

Avantages

  • Production rapide.
  • Moins de manipulations.
  • Régularité importante.
  • Adaptée à une production soutenue.

Limites

  • Prix plus élevé.
  • Machine plus complexe.
  • Entretien plus technique.
  • Encombrement important.
  • Besoin d’une production suffisante pour justifier l’investissement.

Une machine qui demande de la place

Une diviseuse-bouleuse peut être lourde et encombrante.

Avant de commander, vérifiez :

  • sa largeur ;
  • sa profondeur ;
  • sa hauteur ;
  • son poids ;
  • les dimensions des accès ;
  • l’espace nécessaire pour charger la pâte ;
  • l’espace pour sortir les plateaux ;
  • la zone de rangement des pâtons ;
  • l’espace réservé au nettoyage ;
  • le déplacement éventuel de la machine.

Certains modèles peuvent être installés sur un support à roulettes. Cela facilite le nettoyage et permet de déplacer la machine lorsqu’elle n’est pas utilisée.

Les roulettes doivent être suffisamment résistantes et équipées de freins adaptés.


Le nettoyage ne doit pas être négligé

La machine entre directement en contact avec la pâte.

Elle doit donc être nettoyée régulièrement et selon les recommandations du fabricant.

Vérifiez l’accessibilité :

  • des plateaux ;
  • des grilles ;
  • des parties de division ;
  • des surfaces de boulage ;
  • des zones où la farine et la pâte peuvent s’accumuler.

Une machine difficile à nettoyer peut faire perdre une partie du temps gagné pendant la production.

Demandez une démonstration du démontage et du nettoyage avant l’achat.


Comment calculer si l’investissement est intéressant ?

Pour évaluer l’intérêt d’une diviseuse-bouleuse, calculez :

  1. le temps actuellement consacré à la division et au boulage ;
  2. le coût horaire de la personne qui réalise cette tâche ;
  3. le nombre de productions par semaine ;
  4. le temps que la machine permettrait de gagner ;
  5. le coût d’achat ;
  6. l’entretien ;
  7. les consommables ou plateaux supplémentaires ;
  8. la durée pendant laquelle vous prévoyez de l’utiliser.

Exemple simplifié

Supposons que la division et le boulage demandent deux heures par jour, cinq jours par semaine.

Cela représente :

  • 10 heures par semaine ;
  • environ 40 heures par mois ;
  • près de 480 heures par an.

Si la machine réduit ce temps de moitié ou davantage, le gain annuel peut être très important.

Il faut ensuite comparer ce gain au prix total de la machine.

Le calcul ne doit pas seulement intégrer les économies de main-d’œuvre. Il doit également tenir compte :

  • de la réduction de la fatigue ;
  • de la régularité ;
  • de la capacité à produire davantage ;
  • du confort de l’équipe ;
  • du temps personnel retrouvé.

Dans quels cas devient-elle particulièrement intéressante ?

Une diviseuse-bouleuse mérite une réflexion sérieuse lorsque :

☐ Vous produisez quotidiennement un grand nombre de pâtons.

☐ La division et le boulage prennent plusieurs heures chaque semaine.

☐ Vous envisagez d’augmenter la production.

☐ Plusieurs personnes réalisent des pâtons de poids différents.

☐ Vous souhaitez améliorer la régularité.

☐ Vous travaillez seul et manquez de temps.

☐ Les gestes répétitifs provoquent de la fatigue ou des douleurs.

☐ Vous envisagez de recruter uniquement pour accompagner la production.

☐ Vous souhaitez mieux organiser votre laboratoire.

☐ Votre pâte est compatible avec les machines disponibles.


Dans quels cas l’investissement peut attendre ?

L’achat n’est pas forcément prioritaire lorsque :

☐ Votre production reste faible.

☐ La division et le boulage sont rapides et bien organisés.

☐ Vous changez régulièrement le poids des pâtons.

☐ Votre pâte est difficilement compatible avec les modèles testés.

☐ Vous manquez de place.

☐ Vous ne connaissez pas encore votre volume réel.

☐ L’investissement réduirait trop fortement votre trésorerie.

☐ D’autres équipements sont plus urgents.